bar

 

 
 

Le BAR

ou Loup... ( Dicentrarchus Labrax )

Bar de 3Kg 500  pris à Graveline par B.Mouy
designer et créateur de cannes depuis de nombreuses années.

 

Carte d'identité

Habitat

Etangs côtiers et frange battue par les vagues sans dépasser 60 mètres de profondeur,
peut se retrouver dans les eaux saumâtres des estuaires.

Epoque de pêche

De Juillet à Décembre fréquente principalement les étangs côtiers
puis les grands froids de l'hiver provoquent leur retour vers la mer.

 

Comment le pêcher.?

Matériel recommandé et type de pêche ...

Bateau à la traîne : Il vous faudra une canne d'action parabolique de 2.40 à 2.80mou bien toute canne de traine légère.
Le moulinet sera soit à tambour fixe et garni de monofilament de Ø0.34mm
si vous avez pris une canne parabolique soit à tambour tournant
si vous avez choisi une canne de traîne, il sera alors garni de Ø0.39 à Ø0.44mm..

Du bord au leurre, au Buldo : vous utiliserez une bombette de 30g avec un poisson nageur à bavette
ou autres leurres souples ( Twister, stump junker, hiker, long John... ).
La canne sera d'action parabolique pour une longueur allant de 3 à 3.90m,
vous garnirez votre moulinet de monofilament ( nylon ) de Ø0.20 à 0.25mm.

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Du bord aux appâts : Cette technique est surtout réservée aux embouchures de petits fleuves côtiers,
et vous utiliserez comme appâts de petits calamars, sardines, anguillons, crevettes ou petits vifs...
La canne sera sans aucun doute une canne de surf casting allant de 4.20 à 4.50m,
en plusieurs brins ou télésecopique.
Le moulinet doit être à tabour fixe garnis de mono filament de Ø0.29 à 0.34mm ou de tresse de Ø0.20mm.

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Votre matériel de nautisme par correpondance avec PECHEUR.COM ! 

Conseil...

Les moments forts de la pêche aux leurres e situeront à la demi heure avant la nuit
mais attention a vos déplacements sur les rochers certains sont très glissant
et les chutes peuvent être dangereuses.
Mettez toujours un bas de ligne d'un Ø inférieur d'au moins 0.02mm par rapport au corps de ligne.

Le petit truc en plus ...

En traîne mettre un train de plumes devant le leurre à bavette car le loup,
fainéant de nature, préfère s'en prendre aux retardataires et attaquera celui-ci.
Du bord, recherchez toujours les eaux blanches, c'est à dire "écumeuses",
ce sont ses endroits privilégiés de chasse, dans plusieurs mètres d'eau ou dans quelques centimètres.

Un super leurre pour le Bar
Le Picoleau de chez Delalande

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La pêche aux leurres en estuaire

Par Nicolas Cadiou

Le bar est un poisson euryhalin, c’est-à-dire qu'il supporte d'importantes variations du taux de salinité de l'eau.
Il peut même survivre dans une eau totalement douce, il remonte ainsi parfois certains estuaires
jusqu'à se trouver en compagnie des poissons d’eau douce.
Des récits fréquents nous parviennent
de pêcheurs de carnassiers qui, au cours d'une pêche au sandre ou au brochet dans un cours d'eau côtier
ont capturé un gros bar. Ces témoignages prouvent que celui-ci se plait à remonter assez haut dans les estuaires.

Tout ça pour dire à ceux qui doutaient de la fréquentation du bar dans les eaux saumâtres qu'ils feraient
bien de reconsidérer leur point de vue. Les secteurs estuariens offrent un potentiel nutritionnel considérable
aux bars, on y retrouve en effet en quantité des espèces caractéristiques des eaux saumâtres.
On peut ainsi penser par exemple aux crabes verts, aux crevettes, aux lançons, aux anguillons
ou encore aux mulets qui colonisent très souvent ces secteurs. S'il parait évident que les rias,
abers et autres estuaires sont des postes très intéressants pour le bar, dans les faits nous constatons
qu'il n'y est pas toujours présent et que, même quand il fréquente ces secteurs, il est souvent difficile de tromper sa méfiance.

 

Des variations de fréquentation saisonnière.

Le plus simple est ici de commencer par l'hiver. Vous devez savoir que l'hiver co&iumlncide
avec la période de reproduction du bar. Certains géniteurs délaissent alors les secteurs estuariens
pour gagner les frayères. Laissez-les alors se reproduire afin d'assurer la pérennité de notre loisir dans les années à venir.
De toute manière on ne retrouve pas de frayères en zone estuarienne et ceci pour plusieurs raisons.
Les températures de l'eau y sont trop fluctuantes à cause des apports d'eau douce provenant du bassin versant ;
de la même façon les courants ainsi que les taux de salinité mais aussi la profondeur y sont trop irréguliers pour permettre
le développement des œufs. Cependant si les adultes en âge de se reproduire quittent alors ces secteurs ce n'est pas le cas
des juvéniles, les estuaires jouent en effet un rôle primordial dans la vie du jeune bar. En fait ce sont en particulier des poissons
de l'année qui colonisent véritablement ces secteurs pendant la saison froide, moment qu'ils mettent à profit pour se gaver de
crevettes et de crabes. Les biologistes parlent parfois de « nurseries » pour décrire ces espaces.

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Selon les années et la taille des estuaires, les bars adultes (de retour de leurs ébats hivernaux)
vont recommencer à fréquenter les estuaires entre les mois de mars et de juin . Vous pourrez alors y réaliser de belles pêches
surtout en employant des leurres de petite ou de moyenne taille (qui correspondent à la taille du poisson fourrage en cette saison).
Les leurres souples montrent alors tout leur intérêt, en plus de la variété de formes, tailles et couleurs ils présentent la faculté
de pouvoir être présentés de différentes manières selon les postes. Vous emploierez alors par exemple un montage de type texan (anti-herbe)
pour pêcher efficacement les bordures envahies par les goémons. Les bars se trouvent en effet très souvent le long du bord.
Vous préférerez par contre un L.S. monté sur une grosse tête plombée pour pêcher profond dans le chenal quand le courant sera fort.
Enfin vous pourrez mettre à profit un montage du leurre en direct ou en carolina rig pendant les étales de marées
ou encore sur des postes où le courent est peu présent.

 

Ensuite arrive l'été avec ses touristes, ses bateaux, ses bruits, ses gamins qui jettent des pierres à l'eau…. 
étrangement le bar fait la grève de la faim sur des postes pourtant excellents d'habitude. Vous allez donc devoir adopter une stratégie différente.
Deux solutions s'envisagent dans ces conditions particulières. La première est de gagner des bras morts dépourvus de toute cette agitation néfaste.
La meilleure façon de découvrir de tels postes est de consulter des cartes de randonnée et de s'éloigner au maximum des routes,
évidement il faudra marcher mais ça a aussi son charme.

Une deuxième solution est de fuir le soleil, commencez à pêcher une demi-heure avant le coucher du soleil ou finissez une demi-heure après son lever.
Dans ces conditions vous pourrez continuer à fréquenter vos postes favoris.
Préférez alors les pêches fines en surface, les poissons sont alors souvent méfiants
et rarement énormes, une petite canne, un petit leurre de surface sur une eau plate et vous vous ferez vraiment plaisir.

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Encore un peu de patience le temps des poissons record approche .
Fin ao&ucirct
les touristes repartent, laissez une ou deux semaines aux bars pour se réhabituer à cette quiétude habituelle et c'est parti,
la saison de pêche estuarienne commence vraiment enfin. Sortez les gros leurres de surface, les leurres souples énormes,
les bons vieux crankbaits et faites vous plaisir ; les gros bars sont là pour manger. Plus la saison va se faire froide et plus nos amis vont penser à faire de la graisse,
l'automne devrait normalement se finir en apogée avec la première lune de décembre qui déclenche généralement la reproduction des lançons.
Ces derniers colonisent alors les estuaires à dominante sableuse ou sablo-vaseuse, leur ponte va dégager des effluves très attractifs.
Les bars présents à proximité vont alors souvent tout simplement remonter cette piste olfactive pour se gaver une dernière fois avant de rejoindre les frayères.
Alors on les laissera à nouveau tranquilles pendant quelques mois avant de repartir pour un an.

Tenir compte des phénomènes de marées.

Les principes que je vous ai énoncé précédemment sont très généraux et, même s'ils sont acceptés et reconnus par une majeure partie des pêcheurs en estuaire,
il serait regrettable de s'en contenter. Les estuaires sont des milieux particulièrement complexes dans leur fonctionnement, aussi bien mécanique
(phénomènes de marées en particulier) que biologique (adaptation de la faune et de la flore à ces fonctionnements mécaniques).

Quand les conditions sont difficiles, la connaissance et la compréhension du milieu permettra bien souvent au pêcheur de s'en sortir.
Bien souvent quand vous aurez localisé un poste qui marche bien la marée se chargera très vite de vous contredire.
Les étales de basse mer sont des moments particulièrement intéressants pour prospecter discrètement certaines zones,
difficiles à pêcher autrement. Je pense en particulier aux secteurs les plus profonds du chenal, souvent des postes à gros bars.

 

 


Prospectez de préférence ces zones à l'étale de marée basse, cela vous permettra d'y lancer des leurres assez légers qu'il faudra laisser
descendre jusqu'au fond avant de commencer une récupération lente afin de coller le plus longtemps possible au fond. 

A marée haute vous aurez en général intérêt à axer votre prospection sur les bordures, les bars fréquentent alors bien souvent ces zones
à la recherche de crabes ou de crevettes dans les goémons. L'absence de courant de l'étale vous permettra (si vous êtes un lanceur précis)
de pêcher efficacement entre les algues. Vous trouverez souvent des « allées » larges de quelques dizaines de centimètres et longues de
seulement quelques mètres.
Ne pas y lancer vos leurres serait vraiment une erreur.

 

Si les moments où le courant est absent sont souvent très bons, il ne faut pas pour autant négliger la montante et la descendante .
Je ne peux pas vous dire ici laquelle de ces deux périodes est la meilleure, cela dépend vraiment des estuaires.
J'en connais par exemple où la montante est clairement plus intéressante que la descendante, parfois les résultats semblent équilibrés,
enfin ailleurs ce sera la descendante qui verra les pêcheurs réaliser de belles captures. Souvent au sein des mêmes estuaires certains
secteurs marcheront bien avec le flux, d'autres avec le reflux. Parfois cela varie tout simplement d'une rive à l'autre.
A force d'aller pêcher sur un secteur vous dégagerez probablement des tendances quant à la fréquentation des bars selon le moment de la marée.

Il faut avoir en tête quelque chose qui se vérifie partout, c'est qu'un bar à l'arrêt (souvent à l'aff&ucirct ou au repos)
est toujours positionné la tête dans le courant.
Vous savez donc maintenant comment et dans quel sens se tient votre adversaire.
Un peu de sens de l'eau et l'application de cette règle vous permettra de vous en tirer avec les honneurs. Si vous avez repéré un poste,
que vous avez déterminé le sens du courant vous pouvez donc deviner comment le bar y est positionné. C'est ici que cela devient intéressant,
poussez un peu plus loin votre imagination et vous aurez une idée de la façon dont le bar va voir arriver votre leurre.
A vous maintenant de soigner au mieux l'approche de votre leurre…

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Par Nicolas Cadiou

 

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MONTAGE ANTI-HERBES.:

Que ce soit en mer ou en eau douce,
nous recherchons régulièrement ces prédateurs qui se plaisent à chasser à l’affût,
camouflés dans des infrastructures qui rebutent bien des pêcheurs.

Nous savons que les carnassiers ont la facheuse habitude de passer beaucoup
de temps dans les herbiers, les bois morts et toutes ces structures immergées
qui leur servent de cachette et de garde manger. Bien souvent nous essayons
de les prendre aux abords de ces postes… notre sens de l’eau nous dit qu’ils sont là.

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Seulement parfois aller les chercher aux frontières des obstacles ne suffit pas…
il faut savoir faufiler son leurre au sein même de la stucture pour tirer son épingle du jeu.

Il existe pourtant des solutions pour visiter ces postes exceptionnels en toute sécurité…

 

  Leurres souples et montages anti-herbes  
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Ces hameçons, appelés texans, permettent de pêcher avec un leurre qui,
grâce à son positionnement, passe sur les obstacles sans s’y accrocher.
La pointe ne se dégagera qui si un poisson engame le leurre souple.

De nombreux montages sont basés sur ce type d’hameçons et permettent des types de prospection différents.
Voici un rapide aperçu des montages les plus utilisés pour peigner les postes difficiles.

- Le Texas Rig :

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Un plomb balle coulissant est positionné devant l’hameçon
et permet de moduler les distances de lancer et les profondeurs de prospection
en changeant simplement de grammage. Pendant la récupération, le plomb balle vient
se caller sur le nez du leurre et agit alors à la manière d’une tête plombée articulée.
Lors des phases de relâchés, le plomb plonge le premier entraînant derrière lui un leurre bien plus libre.

Une bille percée est intercalée entre l’hameçon et le plomb afin de protéger le noeud
(bille en caoutchouc recommandée) et/ou de créer des cliquetis à chaque impact
(bille en verre de préférence). Ce montage est idéal pour prospecter les herbiers
les plus lisses (laminaires, zostères, posidonies…)
et autorise des animations assez rapides et saccadées.

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- Le Carolina Rig :

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C’est une évolution du montage précédent.
La plombée décentrée confère une nage beaucoup plus planante au leurre et lui laisse beaucoup plus de liberté.
Les animations devront être beaucoup plus coulées et gagneront à être réalisées avec un maximum de fluidité.

Ce montage s’avère extraordinaire pour leurrer les carnassiers les mieux embusqués.
A utiliser de préférence pour pêcher les bois morts ainsi que les récifs immergés.

 

<< Le Carolina a aussi largement fait ses preuves sur les bordures en estuaire.

- Le Split Shot Rig :

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Toujours une évolution des deux premiers,
le montage en split shot est celui qui laisse le plus de liberté au leurre.

Voici la façon idéale de pêcher discrètement les zones de faible profondeur
(nénuphars, bois morts et roselières en eau douce, parcs conchylicoles ou sargasses japonaises en mer).
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Wide Gap ou Offset ?

Wide Gap
Offset
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+ : Se dégage bien à la touche + : discrétion
- : discrétion - : dégagement timide à la touche / ne s’adapte pas à tous les leurres souples.

 

- Le Weightless :

Ici la ligne n’accueille pas de plombée et c’est la seule masse du leurre qui va nous permettre de le propulser. Montage discret et sans fioriture, il convient à tous les types de leurres souples ainsi qu’à toutes les prospections de faibles profondeurs.

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- Entre tête plombée et hameçon texan :

Il existe aujourd’hui des têtes plombées hybrides (tête plombée sur un hameçon texan) extrêmement efficaces qui devraient aider les plus sceptiques à faire ce pas vers les postes les plus compliqués. Tout comme pour les têtes plombées classiques, il existe ici différentes formes de plombées pour différentes animations. Les modèles “violence jighead” fabriqués par decoy font référence en la matière. A voir aussi les modèles de chez owner (JH 37, JH 43 et JH 66).

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Ok mais moi les leurres souples c’est pas mon truc…

Je vois déjà venir les éternels insatisfaits qui ne jurent que par le leurre dur et préfèreront délaisser les herbiers plutôt
que d’y promener un softbait. Messieurs, voici pour vous quelques idées intéressantes.

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- Le spinnerbait :

Bien connu par les pêcheurs en eau douce, le spinner’ est une machine à éviter les obstacles.
C’est d’ailleurs pour cette fonction qu’il a été conçu. Ses deux branches en corde à piano l’écartent
des obstacles tout en protégeant la pointe de l’hameçon.
C’est un leurre que l’on n’hésitera pas à lancer au beau milieu d’un arbre mort ou d’un parc à huîtres.
Attention tout de même à soigner le bas de ligne qui le précède et qui sera très exposé aux frottements.
Excellent leurre de prospection, le spinner’ permet de couvrir du terrain et est idéal pour prospecter
rapidement de grandes étendues parsemées d’obstacles
(parcs conchylicoles, bois morts, roselières, champs de laminaires).

Le spinner’ est un leurre qui se faufile entre les obstacles les plus rigides mais qui déracinera les herbiers les plus fragiles.
A proscrire donc dans les herbiers les plus fragiles. Le spinnerbait : un outil de guerre pour déloger brochets, perches et black bass en eau douce.
En mer certains l’utilisent pour pêcher le bar avec succès…
en particulier sur les parcs à huitres où le leurre semble intéressant pour faire sortir les gros poissons d’en dessous des tables.

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- Les Jigs anti-herbe :

Très utilisés en eau douce pour la pêche du black bass,
la plupart des jigs sont munis d’un balais anti-herbes qui protège l’hameçon des obstacle mais se dégage à la touche.
Un indispensable pour passer dans les trouées du feuillage ou des roselières…
voir même pour les trouer quand il n’y a vraiment pas la place de passer.
Bref, un leurre pour aller là où nul autre ne va.
A essayer dans les sargasses et les posidonies pour les pêcheurs de bars.
Ces Jigs gagnent souvent à être accompagnés d’un leurre souple qui fera office de trailer.

- Poissons nageurs et hameçons spécifiques :

Il existe une autre solution intéressante pour pêcher au dessus des herbiers avec des leurres classiques.
Vous pouvez remplacer vos hameçons triples par des hameçons doubles orientés vers le ciel,
permettant ainsi au leurre de glisser sur les herbiers sans s’y accrocher.
On commence à trouver quelques leurres équipés de cette manière dans les séries “eau douce”.  


Merci à Matthias Lothy ainsi qu’à Jean-Baptiste Vidal pour leurs photos.

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PËCHE EN FINESSE.:
Vieille comme le monde,
cette technique qui consiste à aller vers un matériel
plus fin est de plus en plus à la mode.

Pêcher plus fin permet incontestablement de capturer certains poissons qui auraient refusé un montage proposé d’une façon plus classique.
Il en est ainsi dans tous les endroits et pour toutes les pêches, qu’il s’agisse de pêche au leurre ou de pêche à l’appât, de poissonnets
de quelques grammes ou de monstres de plusieurs dizaines de kilos. Bref, rien de bien nouveau sur ce plan là…
celui qui vous dira que la pêche en finesse est une nouvelle technique n’a probablement pas plus de respect pour ses pères
que de connaissance des techniques de pêche.

Là où il y a une grande nouveauté par contre,
c’est dans la manière dont le pêcheur
aborde la pratique qui le conduit au bord de l’eau.
 

Il y a à peine une décénnie nous en étions encore au stade où seuls quelques pêcheurs aux leurres privilégiaient le plaisir
en le faisant passer dans leurs objectifs devant le poids du panier.

Aujourd’hui l’esprit de nombreux pêcheurs aux leurres tend vers une vision de la pêche comme celle d’un pur loisir.
Un loisir où l’objectif nourricier est finalement bien peu important.
C’est parce que cette technique
qui joue sur la discrétion a aussi l’énorme avantage
de conférer au pêcheur un maximum de plaisir
qu’elle connaît un tel succès.
Exit le bas de ligne de sauvage qui peut remonter un poisson de 2 m, mort a l’ensemble canne/moulinet qui approche le kilo,
la mode est résolument à un matériel plus tactile, porteur de sensations et de plaisir.

La qualité d’une sortie ne se mesure plus au poids d’une caisse de criée, la valeur d’un pêcheur au cumul de ces mêmes caisses… 
Ce pêcheur n’est pas forcément un no-killiste absolu ni un végétarien complet, nombreux sont d’ailleurs ceux qui aiment garder
un ou deux poissons à l’occasion pour les savourer en famille ou avec des amis…

La différence fondamentale est que notre pêcheur va à la pêche pour prendre beaucoup de plaisir avant d’y aller pour prendre beaucoup de poisson.
Aujourd’hui c’est bel est bien le sourire du pêcheur et le nombre de photos dans l’appareil numérique qui importent…
alors au diable les glacières et la pêche de bourrins ! Vive la pêche en finesse.

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Pêcher en finesse

Vous l’avez compris, plus qu’une technique elle même,
ce type de pêche se veut aussi représenter un certain état d’esprit,
celui d’un pêcheur en communion avec son terrain de jeu,
car c’est bien de ça qu’il est question.
 

Ce pêcheur, respectueux de prises dont il ne sait pas s’il doit les considérer comme adversaires ou comme partenaires,
connaît aussi les limites de cette quête du toujours plus fin. Il sait par exemple que pêcher fin implique parfois un risque
de casse lors du combat. Ce risque, il va tout faire pour bien en appréhender le niveau

Ainsi, à chaque poisson, à chaque poste, à chaque condition… il y aura un degré de finesse à ne pas dépasser… 
Tel un équilibriste, le pêcheur devra alors trouver le point où il arrive à s’éloigner suffisamment des pêches classiques
et à gagner ainsi en plaisir et en discrétion, il ne devra toutefois pas exagérer cette logique au risque de multiplier
les casses et de voir repartir des prédateurs bouche clouée par un leurre, de voir rester des têtes plombées
ou tout autre type d’artifices sur les obstacles qu’il aime tant tutoyer.

Le matériel

Il faudra donc trouver le compromis entre une prise
de risque minimale et un plaisir optimum.

Il faudra aussi et surtout veiller à un bon équilibrage de votre ensemble, à une parfaite harmonie de votre canne et des leurres que vous utiliserez.
S’il est une technique où ces équilibres ont de l’importance, c’est bien celle-ci.

Bien entendu vous attendez quelques idées de ce que peux être ce matériel. Difficile à écrire ici tant ce choix est subjectif et personnel,
tant les secteurs de pêches, les conditions et la façon d’appréhender cette technique peuvent différer. 

Disons que dans le cas où vous rechercheriez le bar dans 0 à 8 mètres d’eau, par mer calme et vent faible voici ce que je pourrais vous conseiller : 
La canne mesurera 1.80 m à 2.10 m, éventuellement 2.40 m pour ceux qui pratiquent depuis le bord
et qui ont besoin de propulser leurs leurres
très loin (ce qui est souvent une erreur tellement les bars se plaisent à se tenir au ras des bordures). 

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Bref, votre canne doit vous permettre de manier votre leurre de façon très précise, elle doit vous permettre de pêcher vite et précis,
de lancer sous la main, en coup droit ou en revers dès que l’angle de tir idéal l’exige ou que la vitesse de prospection peut y gagner.

Vous devrez voir votre canne comme une machine à manier, à poser et à combattre bien avant de la voir comme un objet destiné
à propulser votre leurre hors de vue. Dans la plupart des conditions, si vous ciblez bien vos postes et que vous pêcher précis,
vous n’aurez même pas besoin de lancer à plus de 20 mètres pour prendre des poissons. Je vous accorde tout de même
que parfois on devra pouvoir shooter à distance pour tromper des poissons trop méfiants mais les caractéristiques des autres éléments
qui nous intéressent nous permettront de palier à cet inconvénient d’une canne qu’on ne devra vraiment pas choisir selon ce seul critère de distance de lancer…

Souvenez vous… au diable les pêches de bourrins ! Technicité et sensations bonjour ! 
Au cas où vous auriez encore envie de lancer à des kilomètres, tournez vous plutôt vers un modèle mono-brin qui bénéficie
d’une action beaucoup plus pure qu’un modèle en plusieurs éléments. Le monobrin et la finesse c’est le mariage rêvé…

Tous les avantages de blanks dont le travail n’est pas bridé par un ou plusieurs emmanchements,
des cannes qui lancent, manient et bagarrent comme aucune autre… et qui rentrent dans 95% des véhicules du parc automobile français (longueur de 210 ou moins).

Au niveau de la puissance, les 7-21 (1/4 - 3/4 oz) sont probablement les plus adaptées et les plus polyvalentes.

Le moulinet sera idéalement un modèle de taille 2500
 (si daiwa ou shimano). Bien plus agréable qu’un 4000, le 2500 n’a pas grand chose à lui envier pour ce genre de pêche.
Même dans les  modèles moyen de gamme vous trouverez des modèles qui récupèrent suffisamment vite… avoir plus de 70 cm de récupération
par tout de manivelle ne sert pas à grand chose mis à part à éviter l’attaque d’un éventuel goéland ou autre volatile de ce genre.
Avoir moins de 60 cm est par contre assez risqué si un bar vous fait le coup du sprint vers le bateau…
il vous faudra alors un sacré tour de poignet pour assurer une tension constante de la ligne.
En ce qui concerne le frein… essayer de pendre à votre ligne ne serait-ce qu’un poids de 500 g et de le soulever sans que le frein de votre moulinet
ne se déclenche et vous oublierez les arguments de certains vendeurs peu scrupuleux qui vous disent qu’il faut des moulinets qui tiennent 8 kilos de frein
pour équiper une canne de 2.10 m destinée à la pêche du bar. D’expérience je peux vous dire que l’essentiel des pêcheurs de bars au lancer léger traquent
ce poisson avec un frein réglé à moins d’un kg. Enfin en ce qui concerne la capacité de contenance, je vous rappelle si besoin est que nous avons renoncé
à la logique qui consiste à lancer très loin, donc nul besoin ici de 350 m de réserve, d’autant plus que vous aller descendre en diamètre de ligne
et donc gagner en capacité de stockage. Voila donc pourquoi vous allez vous tournez vers un moulinet en taille 2500 qui a presque tous les avantages
d’une taille 4000 et le devance de très loin sur la question du poids et par là même de l’équilibrage de l’ensemble et donc du plaisir que vous prendrez à pêcher.
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La ligne, en nylon, en fluorocarbone ou en tresse sera globalement
plus fine que celle que vous utilisez pour des pêches plus classiques.
Visuellement, vous allez gagner en discrétion en utilisant une ligne plus fine,
une ligne fine vous permettra également de lancer sensiblement plus loin, elle bridera moins votre leurre et lui confèrera une capacité de nage plus large,
enfin une ligne fine descendra bien mieux dans la couche d’eau et vous permettra ainsi de réduire le poids de vos plombées pour pêcher efficacement
un secteur où vous trouverez un peu de profondeur et où le leurre sera travaillé sur un plan vertical à oblique. Bien assimilés, tous ces avantages valent
vraiment le penchant de la plus grande fragilité de votre fil.

N’oubliez pas, si vous pêchez en tresse, de terminer votre ligne par une section assez longue (2 à 3 mètres) de fluorocarbone, bien plus discret qu’un multifilament.

En ce qui concerne les diamètres on partira sur du 8 à 15 centièmes (généralement 12 ou 13) si vous pêchez en tresse. Pour ce qui est du nylon,
la plage 23-32 centièmes me semble raisonnable. Le fluorocarbone placé en bas de ligne pourra lui être légèrement plus épais si vous pêchez
dans des zones où il risque de frotter et de se déchirer lors du combat, sinon on pourra attaquer à partir de 22-23 centièmes également.

L’agrafe : pas d’agrafe ! Pêcher en finesse avec une agrafe c’est se compliquer la vie. Nous allons utiliser de petits leurres et de petites têtes plombées.
Une fois sur quatre, en utilisant une agrafe, vous vous énerverez parce que le modèle X d’agrafe ne s’adapte pas à l’oeillet de la tête plombée Y.
Histoire de montrer qui est le chef, vous allez forcer sur les agrafes, que vous aurez de toute évidence choisies petites de façon à ce que leur section soit
en accord avec le diamètre des oeillets de ces petits leurres. A force d’accrocher, décrocher, forcer, cliper, décliper… vos agrafes vont trop fatiguer et
vous aller voir vos leurre se décrocher au lancer, vos poissons se faire la malle, un leurre en travers de la gueule, en plein combat.
De plus, comme on l’a vu à l’instant, vous allez allonger sensiblement vos bas de ligne, donc le problème d’un bas de ligne qui diminue au fur et à mesure
des noeuds ne se pose plus. Enfin, réaliser un noeud de qualité, quand on en a pris l’habitude, ne prend que très peu de temps.

Le leurre qu’on associe à ce type de pêche est
souvent un leurre souple car il permet une pêche très complète,
mais rien n’empêche l’utilisation d’un leurre rigide dans ce type de technique.
Disons simplement que c’est une pêche où tout peut varier très vite et où il existe 50 façons différentes de prospecter une zone.
Aussi, l’utilisation d’un leurre souple associée à une bonne tête plombée nous permettra de le faire évoluer plus ou moins profond
selon l’influence du courant ou les types de zones que nous présente la dérive.
En bref, pêcher au leurre souple c’est s’assurer une réactivité maximale, tellement importante dès lors que l’on pêche dans suffisamment
peu d’eau pour visualiser le fond. Dans ce cas là on apprendra à utiliser différents types de têtes plombées qui, chacune dans son registre,
permettra une pêche précise et efficace. Pour en terminer je dirai que si on devait avoir un seul leurre pour la pêche finesse,
telle qu’on la pratique pour le bar, ça serait un leurre souple d’une petite dizaine de cm monté sur une tête de 7 g.
Cela dit, selon les postes, les pêcheurs, les conditions, on pourra éventuellement pratiquer cette technique en chargeant jusqu’à 21 g
comme on sera parfois amené à utiliser des têtes de moins de 2 g ou des hameçons non plombés.
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LES ANGLES DE LANCERS.:

Ceux d’entre vous qui sont souvent sur l’eau ou au bord de l’eau auront probablement remarqué que suivant les jours,
il leur arrive de prendre des poissons en lançant dans des angles inattendus.
En bateau surtout, il arrive que ce soient des
lancers peu conventionnels (derrière le bateau ou en travers de la dérive) qui provoquent les touches. Ceux qui ont bien noté ça savent qu’un changement
d’angle de prospection peut être plus efficace qu’un changement de leurre. S’ils paraissent avoir la bougeotte sur le bateau c’est parce qu’ils cherchent
l’angle qui va provoquer l’attaque des poissons.

La base :

L’essentiel des pêcheurs prospectent logiquement l’aval de la dérive, c’est à dire l’endroit vers lequel le bateau se dirige,
et donc où il n’est pas encore passé.
Ca semble assez logique pour des questions de discrétion (surtout dans peu d’eau).
Si l’on pêche à proximité du fond on limite ainsi les accrochages les plus risqués. La pêche “aval” devient encore plus logique
lorsqu’un vent sensible dirige la dérive, alors on lance vent dans le dos et on atteint de bonnes distances, alors que dès que l’on se retourne
on peine à allonger les lancers et on a souvent l’impression de mal pêcher. Cette base constitue la seule façon de pêcher un poste pour un nombre
important de pêcheurs en bateau, pourtant, certains jours, en pêchant ainsi ils passent à côté de quelque chose. Parfois il faudra savoir renoncer
au confort de lancer (distance vent dans le dos), ainsi qu’a la recherche d’une sensibilité maximale (traction du courant sur le leurre)
pour aller chercher une présentation optimale du leurre devant le nez des poissons. Nous allons tenter de résumer les petites choses
qui pourraient vous faire pêcher à l’envers.

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Le sens de passage des proies :

A mon sens, c’est le plus important à considérer. Prenons l’exemple d’un estuaire, d’une sortie d’étang ou de baie qui se jette dans la mer.
On a peu de fond et les proies présentes plus haut sont contraintes de sortir avant que le niveau d’eau soit trop faible. Les bars (ou autres carnassiers)
présents à cet endroit, vont se placer tête dans le courant, peut être à l’aff&ucirct derrière une roche mais vont s’attendre à voir toutes les proies venir de l’amont.
Si vous abordez ce poste en pêchant dans le sens de la dérive et que vous présentez aux bars un leurre qui vient de derrière eux pour remonter le courant,
vous êtes à l’inverse du schéma qu’ils attendent. Ca ne veut pas forcément dire que vous ne prendrez pas les poissons mais ça réduit quand même vos chances.
Ce poste là vous l’aborderiez à l’envers ou de travers…
ou encore mieux, du bord ou à l’ancre à démouliner et vous seriez en plein dans le schéma où les bars attendent les proies.
Il est souvent difficile de savoir dans quel sens navigue le fretin mais si vous l’avez saisi alors c’est dans ce même sens qu’il vous faudra pêcher…
peu importe votre confort de lancer ou votre flemme de prendre vent et pluie dans la figure.

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Quand le courant est marqué :

On a alors une bonne base pour s’imaginer la façon dont se tiennent les poissons.
Gardez toujours à l’esprit qu’un carnassier à l’aff&ucirct dans une zone de courant lui fait toujours face.

En bref, un bar, s’il se tient à poste, a toujours la tête tournée vers l’endroit d’où provient le courant.
Ca lui permet de se maintenir en un endroit et de respirer plus facilement, ça nous aide aussi beaucoup à savoir
comment l’aborder et comment lui présenter notre leurre.

A contre courant :

Le but ici c’est de présenter un leurre qui remonte le courant et donc logiquement qui s’éloigne
du chasseur au fur et à mesure qu’il se rapproche du bateau.

Le gros intérêt de ce sens de prospection c’est que le leurre reste en vue du bar pendant longtemps et que s’il est bien choisi on peut se permettre
de pratiquer des pauses qui vont laisser le temps au chasseur de venir le saisir. En bref, on insiste et on prépare une fenêtre temporelle qui permettra
au poisson de venir chercher le leurre. Par vent nul on pêche en anticipant la dérive, donc en lançant où le bateau passera quelques instants plus tard.
 Il en est de même quand le vent et le courant vont dans le même sens. Si un vent contraire prend le dessus sur le courant alors on devra pêcher à contre vent…
ce qui complique grandement la chose, tant au niveau lancer que sensibilité. Dans tous les cas c’est ce qu’on retiendra pour tenter des poissons en activité.
En pêchant ainsi on ratisse assez large puisqu’on laisse le temps au prédateur de venir chercher un leurre qu’il garde en visuel.

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Avec le courant :

Les pêcheurs de truites à l’ultra léger connaissent ça par coeur, il s’agit ici de faire descendre le courant à notre leurre.
On présente ainsi au poisson un leurre qui arrive rapidement vers lui, qui va lui passer au dessus de la tête et
qu’il va perdre de vue s’il ne vient pas s’en saisir tout de suite.
Ce qu’on fait c’est qu’on essaie de provoquer l’attaque réflexe.
Pour que ça fonctionne il faudra être assez rapide dans la récupération et ne pas trop aller jouer avec le fond si on ne veut pas y laisser trop de matériel…
mais les jours où les poissons sont un peu trop sélectifs ça permet souvent de s’en sortir en forçant les attaques réflexes.
Un jerkbait, un shad ou tout leurre un petit peu vibratoire ramené en linéaire dans cet angle peut vous rapporter gros.
La difficulté c’est de se faire à cette idée de pêcher à l’envers et surtout d’arrêter de faire des pauses, des jerks, des twitchs et tout ce genre de choses.

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 Le travers :

Voilà encore autre chose, ici on va pêcher perpendiculairement à la dérive.
L’idée c’est de passer devant le nez des poissons en longeant une structure où on sait que les poissons sont présents.

Il peut s’agir d’un tombant, d’un herbier, d’un parc, d’une frontière sable/roche ou de tout autre poste de ce type.
Si on sait que les poissons sont présents sur une petite bande, il est bien plus intéressant de la longer dans sa totalité que de la traverser en un seul point.
On multiplie ainsi les chances de croiser la route d’un prédateur. Imaginons le cas d’un herbier de posidonies,
nous savons que les bars sont à l’aff&ucirct dans l’herbier et attendent les lançons qui vont passer à la frontière de l’herbier et du sable.
Plutôt que de l’aborder en lançant dans l’herbier pour gagner le sable il est préférable de lancer de travers dans la bande qui nous intéresse
(la frontière sable/herbier dans notre cas) et de la prospecter dans sa longueur. 

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En l’absence de courant marqué:

Alors il se peut que les prédateurs soient tournés dans un sens comme dans l’autre, il est difficile de savoir comment les aborder.
Puisqu’on est dans le flou on va essayer de faire en sorte de pêcher le plus confortablement possible et donc choisir le côté qui nous convient le mieux.
On essaiera de profiter du vent pour réussir de beaux lancers, de pêcher dans le sens de la dérive pour peigner des endroits où le bateau n’est pas encore passé,
de pêcher dans le sens où on sentira le leurre évoluer au mieux.

Cela dit on devra tenir compte des différents postes qui se présentent à nous et ne pas hésiter à se placer au mieux
et à trouver les meilleurs angles de lancers pour peigner les différents obstacles et tombants,
surtout si on voit le fond
et qu’on peut ainsi pêcher les postes de manière très précise.

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Dans le cas enfin où on n’aurait ni d’indication sur le sens dans lequel se tiennent les poissons, sur l’endroit
où se trouvent les meilleurs postes ni sur le sens de passage des proies, la meilleure solution reste d’opter
pour une exploitation géométrique du rayon des lancers possibles.
En gros plutôt que de lancer toujours dans le même axe
et de faire passer ainsi 2 fois le leurre au même endroit à l’occasion de 2 lancers consécutifs il sera préférable de varier l’angle
entre chaque lancer pour profiter ainsi des endroits que vous n’avez pas prospectés à l’occasion du lancer précédent.
Vous allez chercher à exploiter au mieux l’espace qui se trouve autour du bateau et à profiter de cette zone au maximum.
Si vous êtes 2 ou 3 à bord vous pouvez vous partager les angles de lancer (un de vous prend la proue, l’autre la poupe et le troisième le côté de la dérive par exemple).
Cette logique peut aussi être adoptée du bord, quand un pêcheur aborde une pointe, il peut être intéressant qu’il la pêche via des lancers successifs en éventail
afin de peigner au mieux l’espace.

Quelques autres petits trucs :

Le virage :
Les bons pêcheurs à la traîne en usent et en abusent. Ils savent qu’une proie quand elle est prise en chasse
ne fuit jamais en ligne droite, ça serait bien trop simple pour le chasseur.

Au contraire elle essaie généralement de décrire un virage pour sortir du champ de vision du prédateur.
Les adeptes de pêche à la traîne vous diront que le nombre de touche est largement supérieur s’ils décrivent un virage que s’ils pêchent en ligne droite.
Les meilleurs d’entre eux sont devenus des as dans l’approche sinueuse des meilleurs postes. Pour les pêcheurs aux leurres c’est bien plus compliqué
mais un changement de bord rapide de la canne qui passe de droite à gauche ou inversement quand le leurre s’approche du bateau permettra souvent
de déclencher l’attaque d’un poisson suiveur. De même il est arrivé à chacun d’entre nous de pêcher par fort vent et de voir celui ci prendre appui sur la bannière
et faire décrire à son leurre de surface un quart de cercle avant de pouvoir commencer la récupération.
Certains jours et avec certains leurres de surface effilés il peut être bon de chercher volontairement cet effet. 

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Le travers à la houle :

Nous allons nous intéresser ici à un cas particulier à savoir la pêche au leurre de surface dans la houle. 
Je parle bien de houle, pas de vagues ni de déferlantes qui rendent compliquée la prospection au leurre de surface.
La houle c’est cette grande ondulation qui ne déferle pas. Durant des années nous nous sommes passionnés
avec des amis pour la pêche des gros bars aux leurres de surface. C’est les jours de belle houle (2 à 3 m) que ceux ci se montraient les plus actifs.
On a alors noté que peu de leurres tenaient bien ce type de conditions et que pour un rendement optimum il était préférable de lancer légèrement de travers par rapport à la houle.
En bref, vous opterez pour un angle de 20 à 30 °C de côté si on considère que la perpendiculaire bateau/ligne de houle constitue l’angle 0.

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Plus globalement, et en essayant d’aller plus loin que ces quelques observations et conseils dont je viens de vous faire part,
je crois que le plus important c’est d’avoir en tête qu’il ne faut pas se figer dans une position et dans un axe de lancer,
qu’il faut savoir que le sens dans lequel va évoluer votre leurre à une importance énorme dans le fait qu’il se fera intercepter ou non. 
N’hésitez pas à essayer des lancers étonnants dès lors que votre axe classique ne semble pas fonctionner.

 

La pêche du bar... la nuit.!

Vous pourrez retrouver l'intégralité de cet article dans le magazine LOUP ET BAR
(8 pages au total) d'octobre / novembre 2008